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La liberté religieuse : une doctrine reçue et obligatoire

La liberté religieuse : une doctrine reçue et obligatoire

La véritable doctrine catholique de la liberté religieuse ne consiste pas dans l’indifférentisme religieux ni dans l’affirmation d’un droit égal de toutes les religions.

Elle repose sur un principe beaucoup plus précis :

Dieu est le souverain des sociétés, le Christ est Roi des nations, et l’État est tenu de reconnaître la vraie religion et de régler son action à l’égard des cultes conformément à la vérité religieuse.

Léon XIII l’enseigne sans ambiguïté dans Immortale Dei : il n’est pas permis aux sociétés de « traiter de la même manière les différentes religions ».

Il précise que l’Église ne condamne pas pour autant les gouvernants qui tolèrent les faux cultes pour éviter un mal plus grand.

C’est donc la distinction fondamentale :

tolérer l’erreur n’est pas reconnaître à l’erreur un droit.

Dans Libertas praestantissimum, Léon XIII va encore plus loin : il enseigne que la société civile doit reconnaître Dieu comme son auteur et qu’il serait contraire à la raison de traiter les différentes religions de manière égale et de leur accorder indistinctement les mêmes droits et privilèges.

Dans les États catholiques, la vraie religion doit être protégée par l’autorité publique.

Cette doctrine n’est donc pas une simple préférence politique du XIXᵉ siècle. Elle repose sur une conception théologique de la société : l’autorité civile elle-même est soumise à Dieu et possède des devoirs religieux.

La répétition de cet enseignement par le magistère pontifical lui donne une portée qui dépasse largement une simple opinion théologique.

Il est enseigné de manière constante dans la doctrine catholique antérieure à Vatican II.

La rupture apparaît avec Dignitatis humanae

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