Parti dés 6h du matin à la chasse aux âmes, votre Troubadour pris le Sud par Vinay où il annonça solennellement aux confrères exposants qu'il avait pris la grande décision... de leur fausser compagnie pour voir si l'herbe était plus verte ailleurs le lundi.
Après une marche musclée dans les monts, j'atteignais Varacieux à 8H45 pour vous ramener ce beau cliché de l'Eglise du village, avant de reprendre le Nord... Marchant jusqu'à Chasselay, petite bourgade peuplée de nombreux Catholiques en raison de la proximité avec la maison Saint Joseph, je fus galvanisé par un simple Ave que me fît une robuste auto pour famille nombreuse, qui roulait dans le sens contraire.
Je ne perds pas courage, et continue à grand pas de gravir le Col de la Croix de Toutes Aures, de l'autre côté se trouve ma destination. Un musicien de Murinais m'attrape au passage.
C'est l'heure de la parenthèse "Sauvons nos Chambarans"... l'enquête continu auprès de ce brave chauffeur, il me livre sa version de l'incident de Murinais qui m'a inspiré cette chanson, fait de société fort connu ici en Dauphiné.
Il admet qu'il n'était pas présent le jour-j... mais il sait en même temps avec certitude par l'oncle d'un des belligérants, qu'un paysan de Murinais aurait dit à son neveu "sale bougn**le" (gratuitement) et l'aurait ensuite frappé... et que cela aurait déclenché l'expédition punitive des jeunistanais de Saint Marcellin dans cette fête paysanne le 25 Mai 2024. Je ferme la parenthèse, mais en bon Troubadour, je livre tous les témoignages quelles qu'ils soient.
Passons, ce confrère guitariste témoin non-occulaire du conflit Chambarien me dépose à bon port.
Je retrouve un boulanger, un rôtisseur et un primeur que j'ai l'habitude de côtoyer en d'autres cité, sur ce gentil marché, et m'attèle à ma tâche dés 9h45. Une Dame aussi âgée qu'aimable me rétribue généreusement et m'encourage à continuer, les autres passants sont entre joie, indifférence, mépris et stupéfaction, bref une journée au bureau.
Au retour, fort têtu, je me frotte à une traversée originale des Chamabrans qui me coûta encore ... un généreux Col à gravir portant Dame ma guitare... C'est entre la Forteresse et Morette, non loin du sommet du Col de Chatain, qu'un éducateur spécialisé finit par me tirer d'affaire et me ramener du bon côté des collines, à Cras. Après un apostolat peu fructueux mais sans doute utile auprès de lui, je redescends alors la colline pour regagner Tullins en milieu d'après-midi, le devoir accompli, le sac bien rempli, et la tirelire aussi.
Que le Saint Nom de Dieu soit béni,
Par Marie
Servus Christi
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