Pierre Henri

François Asselineau
@f_asselineau
𝗠𝗔𝗖𝗥𝗢𝗡 𝗥𝗘𝗡𝗗 𝗨𝗡 𝗩𝗜𝗕𝗥𝗔𝗡𝗧 𝗛𝗢𝗠𝗠𝗔𝗚𝗘 𝗔𝗨 𝗣𝗘𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗞𝗔𝗝𝗔 𝗞𝗔𝗟𝗟𝗔𝗦, 𝗘𝗫-𝗔𝗣𝗣𝗔𝗥𝗔𝗧𝗖𝗛𝗜𝗞 𝗦𝗢𝗩𝗜𝗘𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗔 𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗣𝗨𝗧𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗢𝗨𝗧𝗘𝗨𝗦𝗘
Toute la mafia européenne, Leyen en tête, se répand sur les réseaux sociaux pour pleurer le décès de l'Estonien Siim Kallas le 22 août 2026. Macron répète cette litanie, en décrivant le défunt comme «l'un des artisans les plus convaincus de l'UE» et un «acteur majeur de la création de sa monnaie puis de l'adhésion de l'Estonie à l'UE et à l'euro». Mais qui était donc cet Estonien, auquel Macron rend un hommage aussi appuyé qu'incompréhensible pour les 99,99% de Français qui n'en ont jamais entendu parler ?
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COMMENTAIRES
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Né citoyen soviétique en 1948,sous Staline, à Tallinn (RSS d'Estonie), Kallas avait débuté sa carrière en 1969, à 21 ans, comme officier de transmissions dans l'armée soviétique. S'étant montré jeune communiste convaincu, il fut autorisé au bout de 3 ans à rejoindre en 1972 le Parti communiste d'Estonie (EKP), branche du PC de l'URSS (PCUS). Il accéda ainsi à 24 ans à cette élite,qui ne regroupait que 15% des Soviétiques, dont il fallait être membre pour faire carrière.
De fait, il connut alors la rapide ascension de tout bon apparatchik soviétique.
1975-entrée au ministère des Finances de la RSS d'Estonie
1979-directeur de la Caisse d'épargne
1986-directeur à la Gostrudsberkassy, principale banque de détail d'URSS
1989-rédacteur en chef du journal officiel du PC d'Estonie et membre du Soviet suprême de l'URSS Mais, lorsque l'URSS s'effondra, il fit sans état d'âme un virage politique à 180°.
Pour poursuivre sa carrière auprès de nouveaux maitres,il se mua en un ardent partisan de l'indépendance de l'Estonie et de son rattachement à l'UE et à l'OTAN.
1991-président de la Banque centrale estonienne, après l'indépendance du pays
1992-il recrée la couronne estonienne,disparue et remplacée en 1941 par le rouble soviétique, monnaie unique de l'URSS
1995-député
1995-ministre des Affaires étrangères
1999-ministre des Finances
2002-Premier ministre
En 2004,il quitte l'Estonie et retrouve sa vocation d'apparatchik en se faisant nommer Commissaire Européen. Il devient vice-président de la Commission jusqu'à sa retraite en 2014. Outre son aptitude à retourner sa veste, Kallas reste connu pour un scandale financier survenu lors de la transition chaotique à la fin de l'URSS.
Pas moins de 10M$ (équivalant à 24,5M$ de 2026) disparurent des comptes de la Banque centrale estonienne que présidait Kallas de 1991 à 1995. Une enquête révéla qu'un transfert de 10 M$ avait été effectué en 1993 par la Banque centrale, depuis la North Estonian Bank publique, vers une société écran italo-suisse nommée Villa Paradiso.
C'est Urmas Kaju, conseiller spécial de Kallas, qui avait monté cette opération via des comptes offshore, après une rencontre à Zurich avec des intermédiaires véreux : Abraham Sher, Vito Schiralli et Mario Bertelli. Sur les 10 M$ disparus, seuls 2 furent retrouvés. Les contribuables estoniens, déjà durement touchés par le chaos économique, durent éponger la perte. En 1995, Kallas et Kaju furent poursuivis pour falsification de comptes et détournement de fonds massif. Mais leur procès se tint de 1998 à 2000... alors que Kallas était devenu ministre des Finances ! À la fureur de nombreux Estoniens, la Cour estonienne prononça bien sûr l'acquittement total de Kallas et Kaju en 2000.
Mieux encore, Kallas devint PM, puis fut nommé par provocation Commissaire Européen chargé de la lutte antifraude !
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CONCLUSION
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Comme dans toute mafia, Siim Kallas profita de ses fonctions pour pratiquer le népotisme. En 2014, sa fille Kaja fut élue députée européenne alors qu'il était encore vice-président de la Commission. Bien que très sotte, elle a été catapultée sur les traces de son père : PM estonienne puis Commissaire Européenne chargée de la politique étrangère de l'UE et ardente va-t-en guerre contre la Russie. L’État profond Americano-Européenne doit connaître quelques secrets sur son père, qui lui assurent sa parfaite docilité.

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